Journée nationale de la Résistance
En ce mercredi 27 mai 2026, journée nationale de la Résistance, notre Président National, Patrice Mournetas, dans ses fonctions de Président Départemental des ACPG-CATM-OPEX de l’Yonne a rendu hommage à la stèle dite "Dragon Thébeaud et ses compagnons, morts pour la France".
Il a lu l'historique de ces événements : "Nous voici réunis devant la stèle commémorant le sacrifice de soldats français pour la défense de la ville de Sens. Sur la plaque est mentionné : « A la mémoire du Dragon Jean Thébeaud et à ses compagnons du 1er Régiment de Dragons tombés lors des combats du 15 juin 1940 pour la défense de la ville de Sens ».
Rappel historique : En Juin 1940 : La 4e Division Légère Mécanique (DLM) avait reçu mission de défendre les ponts de Sens et de garder ceux d’Etigny et de Villeneuve-sur-Yonne. Le 1er Régiment d’Automitrailleuses (RAM) avec 300 hommes et une douzaine d’automitrailleuses et le 5e Régiment de Dragons Portés (RDP), avec cinq chars H39 et une batterie de 75 entreprennent d’organiser la défense de Sens.
Deux détachements de l’armée française reçoivent l’ordre de se regrouper et de se porter vers les ponts de l’Yonne à Sens pour interdire le passage de la rivière à l’ennemi.
Sens, nuit du 14 Juin 1940, il est un peu plus de minuit. Les sapeurs reçoivent l’ordre de miner les ponts de la ville, ce qui ne se fera pas par manque d’explosifs. Avant l’aube, se présente encore un flot de voitures de réfugiés à qui on interdit le passage des ponts.
En ce 15 juin 1940, à 5h15, une vingtaine d’avions allemands venant du Sud bombardent, en piqué, les abords des deux ponts. C’est à ce moment que l’on entend les premières explosions. Les immeubles proches sont détruits et le bas de la Grande rue est en flammes. Un peu plus tard et toute la matinée, d’autres avions survolent la ville, sans toutes fois la bombarder. L’église Saint Maurice est touchée : le toit est atteint et ses vitraux sont brisés. Mais aucun des ponts n’a été détruit.
Depuis 8h, les unités de défense à Sens sont pratiquement en place. Peu après, les chars allemands commencent à entrer dans Saint-Clément. 12h : une colonne ennemie contourne la ville du Nord au Sud et s’engage sur la route de Troyes. Sens commence à être bombardée par de lourds tirs d’artillerie et les combats commencent.
C’est au cours de ces combats que le Dragon Jean Thébeaud et nombre de ses compagnons sont tombés ce 15 juin 1940 (163 militaires français et 26 civils) pour assurer la défense de notre ville de Sens.
Nous, les ACPG-CATM-OPEX de l’Yonne, leur rendons hommage en cette journée nationale de la Résistance par le dépôt d’une gerbe de fleurs".
Ensuite, la délégation des anciens combattants du sénonais s'est rendu à la stèle Jean Moulin.
Notre Président a lu un rappel historique sur la vie de Jean Moulin : "Jean MOULIN 1899-1943 – Une icône de la Résistance.
En 1939, il est préfet d'Eure-et-Loir lorsque la guerre éclate, il songe à abandonner son poste pour aller combattre. Il veut s'engager dans l'armée. Il est alors déclaré inapte au combat par un médecin, à cause de sa vue.
En octobre 1941, il gagne Londres et se fait le messager de la Résistance auprès du général de Gaulle en lui demandant les moyens de développer leur propagande, et plus encore, leurs plans d'action militaire.
En janvier 1942, le général de Gaulle a confié à Jean Moulin, ancien préfet rallié à lui, la mission d'unifier la Résistance intérieure sous son autorité.
Délégué général du Comité national en France occupée, Moulin, se faisait appeler Régis, puis Rex et ensuite Max.
Tout en tissant sa toile secrète sous ses pseudonymes, il va mener, au grand jour, dans le sud du pays la vie paisible d’un marchand d’art et d’ancien Préfet à la retraite.
Les valeurs défendues par Jean Moulin étaient l'attachement à la République, la liberté, la fraternité, la laïcité, la tolérance, la démocratie et la justice sociale.
Une première fois en juin 1940. À l'époque il est encore préfet d’Eure-et-Loir, et il voit déferler l'armée allemande sur Chartres. Le 17 juin 1940, arrêté, emprisonné, frappé à coups de poing sur ordre de certains officiers Nazis de la Wehrmacht et enfermé pour avoir refusé de signer le « protocole collaborationniste », Jean Moulin tente de se suicider dans la conciergerie de l'hôpital de Chartres en se tranchant la gorge avec un débris de verre.
C'est un moment charnière qui motive Jean Moulin à s'engager dans la Résistance.
Une deuxième fois, le 21 juin 1943, Jean Moulin était arrêté à Caluire (Rhône). Il a été torturé par Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon entre 1943 et 1944, C’était un officier SS connu comme un bourreau froid, cruel et sans pitié. Jean Moulin est mort peu après, officiellement, le 8 juillet 1943 sans avoir parlé.
Jean Moulin est celui qui a unifié les mouvements de la Résistance en France pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il en est même devenu, avec le temps, « le symbole ». C’était un héros de la Résistance.
Nous, les ACPG-CATM-OPEX de l’Yonne, lui rendons hommage en cette journée nationale de la Résistance par le dépôt d’une gerbe de fleurs.
Sous une météo estivale, les présents se sont ensuite hydratés autour du verre de l'amitié et du souvenir !