Infos Maritimes et Monde Combattant

Publié le par Anciens Poste aux Armées

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1 - Une plantation de 2200 arbres dans la forêt domaniale de Montmorency (95) en mémoire des militaires morts en opérations extérieures et intérieures.

Le Lions Club International (LCI) France a signé un partenariat avec l’Association Nationale des participants aux OPérations EXtérieures (ANOPEX) et l’Office National des Forêts (ONF) pour contribuer au reboisement d’une parcelle sur deux hectares, représentant la plantation d’environ 2 200 arbres dans la forêt domaniale de Montmorency.

Les valeurs communes de ces trois partenaires les ont conduits à consacrer ces arbres, symbole de vie, à la mémoire de celles données par les militaires morts en opérations extérieures et intérieures.

Afin de restaurer la parcelle 235 de la forêt domaniale de Montmorency dont le peuplement de châtaigniers a été touché par la maladie de l’encre, l’ONF a procédé à la plantation d’environ 2200 arbres grâce aux dons du Lions Clubs International – France et de l’ANOPEX.

Les travaux de plantation vont ainsi renouveler cette partie de la forêt, grâce à des essences résistantes au pathogène, adaptées au sol et au climat, assurant ainsi la pérennité de la forêt pour les générations futures.

Cette plantation a également pour deuxième objectif symbolique d’être un lieu de mémoire envers les militaires morts en opérations extérieures et intérieures.

Une cérémonie, placée sous le haut patronage de M. Emmanuel Macron, Président de la République, a été présidée par Madame Geneviève Darrieussecq le 10 décembre 2020 en forêt pour inaugurer cette plantation.

La ministre a tenu à saluer cette initiative originale qui combine mémoire et protection de l’environnement.

Un diaporama complet est disponible sur la page d'accueil du site   https://anopex.org/

 

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2 - USA – « Génial » le drone volant lancé par sous-marin : il guide l’attaque de torpille à une distance jamais vue (source AGASM)

La marine américaine a déployé de nouveaux drones lancés depuis des sous-marins pour espionner des cibles et permettre des attaques de torpilles sur des navires naviguant loin au-delà de l’horizon. En agissant comme les yeux et les oreilles du sous-marin, le drone peut augmenter considérablement sa portée de frappe – et maintenir le sous-marin loin de toute arme ou capteur défensif.

Le déploiement a été révélé par le contre-amiral Dave Goggins, directeur du programme des sous-marins, lors d’un e communication en distanciel lors du symposium annuel de la Naval Submarine League (*).

Goggins a qualifié le nouveau drone lancé par sous-marin (SLUAS) de « d’apport capacitaire remarquable à la marine ».

Les torpilles modernes comme la Mk 48 ADCAP Mod 6 sont limitées par la portée des capteurs. Officiellement, la Mk 48 a une portée de « plus de cinq miles » ; officieusement, on pense qu’elle est d’un peu plus de 30 miles. Le problème est qu’il est difficile pour un sous-marin de détecter, d’identifier et de suivre une cible à cette distance. De nos jours et par discrétion (risque de détection radar) les sous-marins n’utilisent plus le périscope lors d’ une attaque ; celle-ci se fait « à l’écoute ». Mais, selon les conditions, cela peut donner des éléments -but largement imprécis (à plusieurs kilomètres près).

Le drone résout tout cela. Il est lancé en immersion à partir d’un tube- lance-leurres de 3 pouces, remonte à la surface puis s’envole, ayant déployé ailes et hélice [d’un moteur électrique]. Équipé de caméras de vision diurne et nocturne, il transmet les données au sous-marin. Alors que le sonar peut avoir des difficultés à repérer un navire spécifique dans un groupe, le drone peut facilement identifier, donner position exacte, vitesse et azimut nécessaires pour lancer une torpille.

L’utilisation du terme « génial » par Goggins n’est probablement pas un accident : le projet a été développé sous l’acronyme (AWESUM) (**) ( Génial = Awesome en anglais ) . L’objectif est de fournir au sous-marin un moyen de repérer non seulement les navires pour les attaques de torpilles, mais aussi les cibles terrestres pour les attaques de missiles de croisière.

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Le drone utilisé pour le développement initial d’AWESUM était le BlackWing développé par AeroVironment AVAV, un dérivé de leur munition SwitchBlade qui pèse environ 2 kg et a une envergure de 68 cm. La vitesse et l’endurance ne sont pas indiquées, mais s’il est semblable à la SwitchBlade, il peut voler pendant une demi-heure à 95 km/h. Auparavant, AeroVironment avait travaillé sur une version de BlackWIng avec une charge explosive qui aurait permis aux sous-marins d’effectuer des frappes secrètes sur des cibles de grande valeur dans les zones côtières ; cette version ne semble pas avoir été mise en production.

M. Goggins a déclaré que le drone avait été essayé par l’USS Annapolis, lors de l’attaque simulée de l’USS Charleston à un distance proche de  » la portée effective maximale de cette torpille ».

Après des essais réussis, les nouveaux drones ont été déployés en septembre et sont maintenant embarqués.

« J’ai cinq ensembles SLUAS dans la flotte aujourd’hui et nous continuerons à fournir cette capacité », a déclaré M. Goggins. « Nous travaillons vraiment sur l’évolution de cette capacité à l’avenir. » 

La Marine a manifestement foi en une évolution future. Le 30 octobre, elle a lancé une demande d’étude pour un drone lancé par sous-marin. Cette demande précise que le drone, qui doit tenir dans un tube de lancement de trois pouces, doit avoir une autonomie de vol d’au moins une heure, « fonctionner à des distances allant jusqu’à portée radio directe » et disposer de communications cryptées avancées. Le drone doit pouvoir voler de manière autonome afin que le sous-marin n’ait pas à émettre des signaux de contrôle qui pourraient révéler sa position.

Cet équipement est susceptible d’avoir une certaine concurrence : L’Outrider de Lockheed Martin, qui a fait ses débuts en 2017, peut être lancé d’un sous-marin, a une autonomie de vol de plus de deux heures pour une vitesse de croisière de 65 km/h.

Il se peut aussi que les drones lancés par sous-marin soient beaucoup plus performants. En 2016, le contre-amiral Charles Richard, responsable pour la marine de la lutte sous-marine, évoquait -à USNI News- des projets d’ « engins lancés par des tubes lance-torpilles de 533 mm avec une durée de déploiement beaucoup plus longue« .

Avec ce type de moyens aériens, des torpilles de portée bien plus grande pourraient être lancées. Le sous-marin lanceur peut ainsi être très éloigné de sa cible, hors de portée sonar. Cela va rendre les choses beaucoup plus difficiles pour parer une attaque de sous-marin.

(*) – Cette association, née en 1982 et qui rassemble d’anciens  marins de haut rang, s’est donné pour mission de mettre en lumière l’importance du sous-marin dans la défense nationale. [NDLR]
(**) – Advanced Weapons Enhanced by Submarine UAS against Mobile targets’ : [ arme anti-navire perfectionnée par l’emploi de drone aérien lancé par sous-marin] .
       

Publié dans Marine

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